Dis 2013, tu peux arrêter d’être toute pourrie ?
Alors, en fait, je devrais être en train de vous faire un article de rentrée tout beau, tout bleu, tout lumineux. Qui vous parle de l’été magnifique que j’ai passé, entourée d’amis, d’amour, de rires, de grains de sable, d’eau fraîche et de verres de vin. Un truc magique qui fasse un peu rêver, qui vous fasse vous dire que, oui, la mocheté de ce monde, c’est possible de la tenir à distance. De la virer même presque de sa vie à force d’étoiles, de délires et de rencontres.
Ouais.
Je pourrais.
Parce qu’en plus, j’y crois dur comme fer et que ça s’est exactement passé comme ça.
La vie puissance 1000, qui vous laisse un goût de bonheur en bouche bien après que les événements se soient passés.
Oui.
Mais justement, la vie puissance 1000, elle laisse pas QUE des traces de bonheur, la vache.
Ben évidemment, sinon ça serait pas « puissance 1000 », chuis con.
Alors non, je ne vais pas vous faire cet article-là. J’arrête le bisounoursisme béat pour le coup (et pourtant vous savez combien je vénère ces braves bêtes et leur arc-en-ciel) parce que la vie peut être une putain de salope de connasse de merde. Et encore, je pèse mes mots, j’aurais pu la traiter d’intello-bobo-bien-pensante, ce qui, aujourd’hui, comme vous le savez certainement, est L’INSULTE ULTIME.
(Wé, vas-y, traite quelqu’un d’intello-bobo-bien-pensant pour voir, si tu en sors vivant, c’est que tu l’as pas dit assez fort)
Mais donc, je reste mesurée.
Chais pas ce qu’il y a dans les étoiles/le marc de café/l’horoscope/les signes chinois, mais 2013, malgré les efforts conjugués de tous les météorologistes de la planète (vous avez vu, ils se sont tous mis d’accord pour qu’on ait l’été le plus lumineux, chaud et beau sans être étouffant du millénaire, j’en profite pour leur exprimer ma reconnaissance, merci les gars, bel effort), ben 2013, elle pue vraiment du cul.
Oui, je suis vulgaire.
Mais on peut être vulgaire quand on a mal.
Quand autour de soi, les burn out, les craquages, les maladies et les nouvelles dégueu s’amoncellent.
Je vous rassure, le petit de l’Homme, l’Homme et moi, on va bien.
On est en bonne santé, on s’aime et on fait encore des bagarres à celui qui chatouillera le plus l’autre (je gagne, chuis pas chatouilleuse, je sais, c’est crapuleux).
Mais autour de nous (et parfois dans notre vie aussi, un peu), les mauvaises nouvelles pleuvent.
Le bonheur se bat comme un tigre.
La rage au ventre et le front haut.
(collez ici une photo de Viggo Mortensen en pleine bataille sanglante dans Le Seigneur des Anneaux, ça devrait donner pas mal)
Mais il a du mal, hein, c’est pas gagné d’avance.
(Ok, on oublie Viggo)
Alors je voudrais juste dire à toutes les personnes (et elles se reconnaîtront) qui ont un combat à mener que, même si cette année est vraiment à chier, elle ne durera pas toujours.
Accrochez-vous, 2014, c’est pour demain.
Et en attendant qu’elle arrive, on va tenir droit la barre et se doper aux amis, à l’amour, aux rires, aux grains de sable, à l’eau fraîche et aux verres de vin. Parce que ça existe aussi. Et que ce sont les meilleures armes contre les maladies graves, les licenciements, les coups dans la gueule et l’épuisement.
Un pas à la fois.
2014.
Un pas à la fois.
Ok, heu, il reste combien de pas, là ?
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