53 ans, une vie devant
(Comme toujours, je vous livre d’abord la bande son sur laquelle est écrite cet article. Je vais vous avouer que j’avais, à la base et avant écriture, 2 autres bandes sons en tête pour illustrer cette bafouille. C’est une troisième qui s’est imposée, sur le fil, 4 heures avant que je ne m’empare de mon clavier. Ne me demandez pas pourquoi… les voies de l’écriture sont impénétrables. La bande son est donc celle-ci : Una mattina.
Je tenais néanmoins à vous mettre les deux autres également, vous les retrouverez en cours d’article là où elle font vraiment sens).
Je vais vous avouer qu’il est difficile de faire un bilan alors qu’on est encore en chemin…
Vous me direz que le chemin se suit tout au court de la vie. Je vous répondrai d’un sourire en coin, c’est l’évidence même.
Il est pourtant des moments où notre chemin à chacun(e) prend des détours, des passages de traverse, des montées ardues et difficiles ainsi que des plaines interminables.
Et il faut continuer à avancer à travers tout, sans vraiment s’arrêter, sans réfléchir, sans se projeter plus avant…
Il y a forcément un moment où une oasis émerge, où ce chemin commence à faire sens… Non ?
Ben voilà. J’en suis là.
Genre au milieu, en diagonale sur la carte de ma vie.
Et oui, ça commence à faire sens.
On n’est pas dans un truc hyper clair encore, ni même une évidence frappante, mais, à l’instar de la musique douce qui illustre ce texte, je chemine vers un endroit beaucoup plus calme et aligné que celui d’où je viens. Et c’est déjà énorme.
L’histoire ne me dira jamais pourquoi j’ai dû vivre tout à la fois ces deux dernières années (pour plus de détails, cliquez).
Une rébellion du corps (bon, mon âge, pour le coup, est une piste, notez…), une remise en question professionnelle, des ruptures, des ruptures, des ruptures (de toutes sortes)…
J’imagine qu’il s’agit d’une de ces accélérations du chemin impossible à prévoir.
N’empêche, j’ai bien morflé.
J’ai aussi pas mal remonté la pente, hé !
En apprenant des choses au passage, ce qui n’est pas négligeable.
Du genre :
1. la vulnérabilité est vraiment une force, à condition de savoir avec qui la partager
2. remonter ne se fait pas forcément quand vous (ou les autres) le décidez
3. le fameux lâcher-prise dont tout le monde parle souvent sans savoir est vraiment un super pouvoir
4. écoutez votre envie de mordre, que ce soit pour éloigner quelqu’un ou pour l’embrasser
5. rien n’est définitif, sauf ce que vous savez intimement l’être
Donc voilà le bilan du jour de mes 53 ans.
Je ne vais pas mentir, ce chemin me semble encore quelque peu long et ardu avant d’arriver vraiment à l’endroit où je me sentirai pleinement à ma place, cet endroit où je me sentirai exulter…
J’ai cependant gagné une réelle certitude cette dernière année : cet endroit n’est pas loin.
Il approche même rapidement.
Alors, en attendant, je vous balance le troisième son de cet article que je chante en boucle pour l’instant (et qui change de l’ambiance calme et douce de celui du début assurément) en me rappelant qu’effectivement, si je ne captais pas toute la profondeur des paroles quand je le hurlais à tue-tête ado (spéciale dédicace à ma Gen X d’amour), à présent, il me fait bien comprendre que, quel que soit la route à suivre, notre temps est compté et qu’il faut en profiter urgemment.
Hang on to your hopes, my friend
That’s an easy thing to say
But if your hopes should pass away
Simply pretend that you can build them again
… Look around
The grass is high
The fields are ripe
It’s the springtime of my life
Sur ce, je vous laisse, j’ai une chanson à hurler à tue-tête et un chemin à suivre à grands pas…
On en reparle dans un an ?
Marie
Les 29 avril 2026
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